Article(s) archivé(s) de la catégorie Presse

2017, quels enjeux économiques ?


Ça y est, c’est officiel, l’année 2016 est désormais clôturée. Quels sont les grands enjeux économiques qui nous attendent en 2017 ?

La croissance économique des pays dans la zone euro resterait la continuité de 2016, une progression comprise entre 1,5% et 1,7%.

Pire encore, certains acteurs économiques tel que la BNP Paribas annonce « un ralentissement pour 2017 ». Notamment avec une augmentation de l’inflation passant de 0,2% en 2016 à 1,2% en 2017 et une hausse du prix du pétrole. De plus la hausse des taux d’intérêt directeurs pourrait pénaliser la zone euro. Tous ces effets pourraient entrainer une baisse du pouvoir d’achat, pénalisant ainsi la croissance économique.

Les incertitudes politiques seront un pilier de 2017 : Trump, le Brexit, les élections présidentielles françaises. Climat d’incertitude politique engendrant frilosité économique et climat des affaires morose.

Les États-Unis vont-ils retrouver leur suprématie ? C’est une des questions de 2017 avec l’investiture de Donald Trump à la maison blanche. Donald Trump annonce un raidissement commercial envers la Chine et le Mexique. Les conséquences sur le libre-échange pourraient être majeures.

En ce qui concerne le Brexit, le Royaume-Uni risque de s’enfoncer dans un ralentissement économique, sous la pression des négociations avec Bruxelles afin de sortir de l’union Européenne. De plus il devra faire face aux mécontentements Ecossais et Gallois qui voudront défendre leurs intérêts économiques au sein du marché européen.

 

 

Sources : 

 

2017 démarre avec une hausse historique du bitcoin

La devise électronique ou la monnaies virtuelle utilisée pour des transactions en ligne a dépassé 1.000 dollars pour la première fois depuis trois ans. Elle a atteint une croissance de plus de 120% en 2016. Le montant des bitcoins en circulation est estimé à plus de 16 milliards de dollars.

Le bitcoin a largement profité du contexte économique incertain et de la monté du risque politique suite à la série d’événements mondiaux inattendus tels que le Brexit et l’élection de Donald Trump.

« C’était une tempête parfaite d’événements… L’incertitude est la clé», a déclaré Charles Hayter, fondateur et PDG du site de comparaison de devises numériques CryptoCompare. La devise électronique a augmenté de 40% juste après les élections du nouveau président des Etats Unis.

Le bitcoin a réussi à gagner surtout du terrain en Asie. En effet, la Chine monopolise la majeure partie des transactions en bitcoins.
Les investisseurs chinois se précipitent sur la devise virtuelle pour se protéger contre la chute continue du yuan (-6,4% contre le dollar en 2016) et limiter leurs pertes. Par ailleurs, les mesures prise par Pékin pour limiter les sorties des capitaux, a poussé les épargnants à se diriger vers cette monnaie anonyme.

La monnaie électronique a profité aussi de la décision du premier ministre Indien de retirer la circulation les plus gros billets de banque dans le but de lutter contre la corruption.

« La guerre croissante contre le cash et le contrôle des capitaux, donnent au bitcoin des allures de produit alternatif viable, bien que très risqué ». a déclaré Pour Paul Gordon, membre de l’association « UK Digital Currency ».

Les experts estiment que le bitcoin pourrait dépasser 1.200 dollars en 2017 vu le niveau inquiétant de la dette chinoise et les incertitudes qui entourent la politique économique américaine. Cependant, le bitcoin est, dans sa forme actuelle, vulnérable au vol ou et aux opérations frauduleuses. Le piratage qui continue d’être un problème majeur rend cette monnaie très risquée.

 

 

Sources : 

Loi Sapin 2


Article 49, 5 ter
 : Il peut, sur proposition du gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, après avis du collège de supervision de cette autorité, […], afin de prévenir des risques représentant une menace grave et caractérisée pour la situation financière de l’ensemble ou d’un sous-ensemble significatif de ces personnes ou pour la stabilité du système financier, prendre les mesures conservatoires suivantes :
– Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements
– Restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs
– Limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat
– Retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat
– Limiter temporairement la distribution d’un dividende aux actionnaires, d’une rémunération des certificats mutualistes ou paritaires ou d’une rémunération des parts sociales aux sociétaires
[…] Les mesures prévues ne peuvent être maintenues plus de six mois consécutifs.

Le Conseil constitutionnel a validé le 8 décembre les dispositions de la loi Sapin 2 permettant de limiter ou de geler les retraits sur les contrats d’assurance-vie en cas de crise financière (article 49 ci-dessus).

A mi-année, l’encours des contrats d’assurance vie avait atteint 1.600 milliards d’euros, confirmant largement son statut de placement préféré des français. En effet, au regard des circonstances financières actuelles, les assurances-vie proposent encore des rémunérations intéressantes. Investi à 80% en titres obligataires, ces fonds profitent encore de titres anciens fortement rémunérateurs, mais la baisse des taux provoqué par les programmes de Quantitative Easing (rachats massifs de titres aux acteurs financiers) des différentes banques centrales ont entraîné une baisse continue des rendements des actifs.

Mais si les fonds en euros sont pénalisés par la baisse des taux, en quoi une remontée des taux pose-elle un problème au point de pousser le gouvernement a proposé cette article ?
Les obligations qui sont achetées depuis quelques années par les compagnies d’assurance offrent de faible rendement, ainsi, si une brusque remontée des taux avait lieu, la valeur de marché de ces obligations diminuerait fortement. Les épargnants inquiets ou intéressés par des placements plus rémunérateurs seraient alors tentés de retirer leur capital, les compagnies d’assurance faisant alors face à un problème de liquidité seraient incapables de leur restituer.
C’est pourquoi la loi Sapin 2 habilite le Haut Conseil de Stabilité Financière à limiter les nouveaux versements ou le retrait de fonds en cas de « risques représentant une menace grave et caractérisée » pour « la stabilité du système financier ».

Qu’en est-il des épargnants ?
En réalité la plupart des épargnants ne sont pas assez opportuniste pour se lancer dans un tel arbitrage et sont surtout attachés à la sécurité de l’assurance-vie. Bien que le gouverneur de la Banque de France précise que : « L’objectif est de protéger l’épargne des Français et des assurés. (…) Il s’agit de corriger une anomalie et non pas évidemment de modifier les contrats d’assurance vie », une telle mesure se ferait au détriment des assurés.
Une soixantaine de députés et une soixantaine de sénateurs avaient donc saisi le conseil constitutionnel jugeant que la loi portait atteinte aux libertés constitutionnelles.
Le verdict du Conseil : « Compte tenu de leur caractère temporaire et limité, ces mesures n’entraînent pas de privation de propriété au sens de l’article 17 de la Déclaration de 1789. Le grief tiré de la méconnaissance de cet article doit ainsi être écarté ».

En attendant, sauf changement de politique monétaire, les rendements de ces contrats vont continuer à diminuer.

Sources : 

Europe-Canada : Le CETA


C’est officiel, un accord a été signé le 30 Octobre dernier entre l’Europe et le Canada à Bruxelles à la suite de longues négociations, il s’agit du CETA « Comprehensive Economic and Trade Agreement », décryptage de ce traité.

Qu’est-ce que le CETA « Comprehensive Economic and Trade Agreement » (ou AEGC en français « Accord économique et commercial global ») ?
C’est un traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada. Le début des négociations a débuté en mai 2009 pour enfin être signé le 30 Octobre 2016 à Bruxelles.

Pourquoi le Canada ?
Depuis longtemps le Canada a toujours été un partenaire commercial avec l’Union européenne. 10ème puissance économique mondiale, le Canada est aujourd’hui le 4ème investisseur étranger dans l’UE, et l’UE est le 2ème partenaire économique du Canada, après les Etats-Unis, le montant de ces échanges représentent 60 Milliards d’euros par an, l’Europe a toujours été un exportateur privilégié vers le Canada.
Ainsi le CETA va permettre de renforcer ces liens commerciaux.

Que prévoit le CETA ?
L’application du CETA va permettre la suppression des droits de douane à 99%, les produits français tels que le « roquefort », « Pruneaux d’Agen » et bien d’autres pourront donc être exportés et protégés. De plus l’accord prévoit également une protection supplémentaire à 143 produits européens d’origines géographiques spécifiques (AOC).
L’ouverture des marchés publics canadiens est un enjeu de cet accord. Les marchés publics canadiens vont être ouverts aux entreprises européennes notamment ceux des villes et provinces qui gèrent les dépenses publiques. Des entreprises européennes pourront proposer leurs services.
L’instauration d’un tribunal permettra aux multinationales d’exercer des actions en justice contre un État s’il adopte une politique publique contraire à ses intérêts. Ce point a été le plus difficile à négocier. En effet les Wallons ont obtenu que le tribunal soit composé de 15 juges professionnels nommés par l’UE et le Canada, non issus du milieu des affaires, dans le but de d’éviter les conflits d’intérêt.

Bien que le traité ait été signé, le CETA doit être maintenant ratifié par les différents parlements des états, ce qui pourrait prendre des années….

 

Sources :